Électricité : où en est-on cet automne ?

On me pose beaucoup de questions en ce moment sur les factures d’énergie, alors voici un point simple.

Le conflit au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont fait grimper le pétrole et le gaz. On le voit à la pompe, avec un gazole à des niveaux records, et sur le gaz, dont le prix repère a encore augmenté en septembre.

L’électricité suit, avec un temps de retard. Le tarif réglementé a augmenté de 2,5 % au 1er août, surtout à cause des coûts du réseau, et la Commission de régulation de l’énergie a déjà annoncé une nouvelle hausse au 1er février 2027, dont le montant n’est pas encore connu.

Pourquoi l’électricité, alors qu’en France on produit surtout du nucléaire ?

Parce que le prix sur le marché européen est souvent fixé par les centrales à gaz, et que depuis la fin de l’ancien dispositif ARENH, le tarif réglementé est calculé à partir de ces prix de marché, lissés sur deux ans.

Concrètement, si vous êtes au tarif Bleu d’EDF, rien ne bouge avant février. Si vous avez une offre à prix fixe qui arrive à échéance cet hiver, lisez bien les nouvelles conditions avant de renouveler. Et si votre offre suit le marché au jour le jour, c’est vous qui êtes le plus exposé.

Il y a une chose que ces crises ne touchent pas : l’électricité que vous produisez vous-même. Un kWh produit par vos panneaux et consommé chez vous ne dépend ni du prix du baril, ni de ce qui se décide à l’autre bout du monde. Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est une part de la facture qui ne bouge plus.

Autre changement passé un peu inaperçu : depuis le 5 juin, EDF rachète le surplus des nouvelles installations solaires 0,011 € le kWh, contre 0,04 € auparavant, et la prime à l’installation a été supprimée. Revendre ne rapporte donc presque plus rien, alors qu’un kWh consommé chez soi évite d’en acheter un à 0,20 €. Aujourd’hui, une installation bien pensée est dimensionnée pour consommer sa production, pas pour la revendre. Ceux qui ont déposé leur dossier avant le 5 juin conservent leurs anciennes conditions.

C’est l’approche que je défends depuis le début avec DERZ Énergie, à Olemps : des installations pensées pour consommer ce qu’on produit, au sol, sur un abri, un carport ou un toit-terrasse, avec batterie si besoin pour profiter le soir de la production de la journée.

Si vous voulez savoir ce que ça représenterait chez vous, écrivez-moi, je regarde volontiers votre situation.


Romain, DERZ Énergie
energie.derz.fr

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